• Un « dictionnaire » de l’islamophobie pour quoi faire ?

    Un « dictionnaire » de l’islamophobie pour quoi faire ?



    SALEM BEN AMMAR: Je m’y attendais, mais pas au point de les voir publier mon faire-part de décès.

    Plutôt que de décréter publiquement une fatwa, « ils » ont trouvé une autre astuce : répertorier, sous forme de « dictionnaire », ceux qui ont le courage de dénoncer la barbarie musulmane, et les condamner sans appel – à la manière de la justice islamiste.

    Le dictionnaire de l’islamophobie, édité par le Groupe Bayard, est un recueil d’arrêts de mort des résistants à l’ogre musulman.

    Tous les musulmans ont le droit canoniquement d’exécuter la sentence prévue dans le cas d’espèce.

    Etant moi-même censé être né musulman selon la charia, en m’opposant à l’islam j’aurais commis une apostasie passible de la peine de mort. Et pourtant je n’ai jamais fait acte de soumission à cette idéologie mortifère.

    Evidemment les musulmans ne vont pas me soutenir. Rares sont ceux, parmi eux, qui ont exprimé publiquement ou même par email, leur désapprobation et la condamnation de cet ukase d’un des leurs, me désignant comme l’ennemi à abattre.

    Ils ne vont pas condamner ce qu’ils sont capables de mettre en exécution eux-mêmes.

    Nombreux d’entre eux doivent se réjouir, ce soir, par la sentence que leur code pénal a prononcé à mon encontre.

    Pour eux, je dois payer le prix de mes offenses faites à leur religion qui n’en est pas une et qui ne l’a jamais été.

    Né libre, vivant libre, je mourrai libre.

    Et ce n’est pas parce que le recueil des Fatwas, appelé pompeusement dictionnaire de l’islamophobie, chez Bayard me jette en pâture à leurs pitbulls que cela va assécher le sang de la liberté qui m’irrigue et continuera à le faire jusqu’à ma mort.

    Le crime est celui de ce recueil de Fatwas antirépublicaines dont nous sommes victimes et qui mettent en péril notre vie. Avant nous, Salman Rushdie a été visé par une telle fatwa.

    Notre combat pour la sauvegarde des libertés humaines que l’islam rêve d’anéantir est l’expression et la manifestation de notre inquiétude face au prosélytisme agressif musulman. Ne pas lui accorder une confiance aveugle n’est rien d’autre qu’un principe de prudence.

    Les islamophobes, ce sont les fidèles musulmans qui s’entretuent chaque jour en terre d’islam. Nous, nous sommes des islamo-sceptiques.

    Dénoncer la politique pleutre et capitularde de nos gouvernants – de droite comme de gauche – n’est ni du racisme anti-musulman, ni un acte d’apostasie.

    Etre anti-islam, c’est s’inquiéter du sort des chrétiens dans le monde musulman, et constater les pogroms et les assassinats dont ils sont victimes au quotidien.

    Etre anti-islam, c’est constater le climat de terreur que font régner les activistes musulmans aux quatre coins du monde.

    Mais ce n’est pas être anti-islam que d’être préoccupé par la montée inquiétante du péril musulman, source de peur et de phobie, et de réclamer la révision du statut de l’islam en tant que religion à cause de son exaltation de la violence, son apologie de la haine du juif, du chrétien et de tout ce qui n’est pas musulman.

    Le Qatar, actionnaire à plus de 10% de Lagardère Médias, propriétaire de Bayard Editions, est-il derrière cette ouvrage chasse aux sorcières sur le sol de la République ?

    L’auteur de ce recueil inquisitorial, la maison d’éditions, sont-ils conscients des conséquences et du danger auquel ils exposent ceux que ce dictionnaire désigne, que le coran qualifie « d’insolents » et rend licites leur assassinat ?

    SALEM BEN AMMAR

    « Pédophilie dans le CoranLe silence complice des organisations des droits de l’hommisme sur l’état exécrable des libertés en Tunisie »

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