• Le silence complice des organisations des droits de l’hommisme sur l’état exécrable des libertés en Tunisie

    Le silence complice des organisations des droits de l’hommisme sur l’état exécrable des libertés en Tunisie

     


     
    • Il est étonnant que dans le contexte de troubles larvés de nature religieuse, apparentés à des véritables opérations inquisitrices négatrices des droits les plus élémentaires, qui frappent la Tunisie et ses institutions de plein fouet aient rendu inaudible les miltants des droits de l’homme du pays. Il est à se demander où est-ce qu’ ils sont passés les anciens militants des droits de l homme sous Ben Ali ?

    • Maintenant que la Révolution est faite sans eux, ils doivent être en train de digérer leur frustration parce que la Révolution les a privés de leur fonds de commerce favori. Et pourtant avec toutes ces atteintes récurrentes et inquiétantes aux droits de l’homme et du citoyen, au statut de la femme, au droit des familles monoparentales, l’avortement, l adoption, la protection des droits de l’enfance, et les menaces liberticides qui pèsent sur la Tunisie aujourd’hui au nom de l’ordre vertueux de la morale religieuse.

    • Que font-ils ainsi que les syndicats censés défendre le droit des travailleurs alors qu’il s’agit aujourd’hui du droit au travail: La liberté d’exercer son emploi indépendamment de tout code religieux, telle que la vente, la commercialisation et le service des boissons alcoolisées ?

    • Dans le droit positif, le champ de l’activité économique est régi par des règles fondés sur le légal et l’illégal et jamais sur les notions abstraites et abscons de licite et illicite. Ces militants débordants d activité sous l’ancien se gardent aujourd’hui de mêler leur voix au concert de protestation qui commence à gronder en Tunisie.

    • Depuis le début la chute de Ben Ali, en quelques mois, la Tunisie a connu plus d’atteintes aux libertés individuelles les plus inaliénables celles du culte et de la conscience commises en toute impunité et bienveillance par une minorité agissante se revendiquant d’un Islam rigoriste le même que celui d’Ennahdha désormais maîtresse du jeu politique tunisien.

    • De telles atteintes qui constituent pourtant une violation flagrante de l’ordre public tunisien sont aussi contraires à l article X de la Déclaration universelle des droits de l’ Homme et du Citoyen de nature à les faire réagir et heurter leur conscience citoyenne et leur engagement militant en faveur de la dignité de l’homme et de ses droits. Leur attitude ne peut que susciter des sérieuses interrogations quand au vrai sens de leur combat contre la politique liberticide de Ben Ali. Ce combat a permis à certains d’entre eux aujourd’hui de percevoir gracieusement les dividendes des fruits de la Révolution tunisienne.

    • Tout semble indiquer que ce combat a plutôt servi leur cause personnelle que la cause des droits de l’homme qu’ils ont habilement détourné à leurs profits. Leur militantisme se confond avec carriérisme et opportunisme. Il ne passe pas un jour en Tunisie, sans que les droits de l’homme et du citoyen ne soient menacés et bafoués : violence religieuse, tentative de colonisation du corps social, pression intenable exercée sur les femmes pour le port du voile intégral, harcèlement des citoyens pour l’exercice du jeûne et de la prière, atteintes au droit de s’instruire et de se former, invasion de l’espace scolaire et universitaire avec violence et prise d’ otages, pogroms, menaces de mort, anathèmes, etc…

    • Il est évident que toutes ces dérives de nature à mettre en danger la sécurité relèvent de l’autorité judiciaire tunisienne, mais il n’ en demeure pas moins que leur dénonciation et leur condamnation et la mobilisation de l’opinion publique interne comme internationale devrait faire l’objet d’un traitement vigoureux et approprié de leur part. Il est à douter que les militants des droits de l’ homme en Tunisie connaissent réellement le sens de l’article III de la Déclaration Universelle de l’Homme et du Citoyen : le principe de Souveraineté réside essentiellement dans la nation. Nul corps, nul individu, ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément." A méditer et à le transposer au cas présent de la Tunisie et les signes avants-coureurs de la mise à mort des libertés fondamentales.

    • De même qu’on ne saurait passer sous silence la profanation des lieux de culte et des cimetières non-musulmans. Symbole de l’identité tunisienne, celle de la tolérance, du bien-vivre ensemble, des libertés de culte et de conscience. Même mort, l’homme a le droit en tant qu’ homme au respect sacré de de son droit au repos éternel qui mérite d’ être défendu au même titre que tout homme vivant.

    • Cette minorité agissante qui veut imposer une idéologie régressive et oppressive est le prélude du futur visage de l’ Etat tunisien. Le vrai miltant des droits del’ homme est celui qui anticipe et prévient l’incendie et non celui qui attend que le feu se propage et qu’il cherche après à le circonscrire alors cque le feu a tout ravagé sur son passage.

     

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