• Aucun verset coranique n'encourage la castration comme tu ne trouveras pas de verset qui encourage la torture cependant Mahomet lui même a torturé. Tu dois savoir que l'islam c'est le coran + les hadiths +la sîra du prophète.

    Mahomet avait une concubine esclave Marie la copte, celle ci avait un esclave copte pour la servir, il y a eu une rumeur comme quoi Marie avait des bontés pour son compatriote, Mahomet envoya Ali pour le sacrifier à Allah mais ce serviteur en tombant de l'arbre où il s'était réfugié montra sa nudité et Ali constata de visu qu'il était châtré aussi ne le tua t-il pas. Ce que Mahomet approuva.

    D'ailleurs j'ai bien dit que Mahomet n'a pas approuvé un de ses premiers musulmans qui voulait se faire eunuque pour l'amour d'Allah.

    Ce ne sont pas des musulmans qui opéraient la castration des esclaves noirs ou blancs
    mais des moines coptes en Égypte.

    Voici ce que dit Wikipédia:

    La castration des esclaves musulmans étant interdite par l'Islam, les eunuques sont importés des territoires non musulmans par la pratique de l'« impôt de sang » : ce sont souvent des noirs (razziés principalement en Éthiopie et dans la région du Lac Tchad), afin que l’on soit sûr qu’aucun d’entre eux ne puisse engendrer un héritier du trône. Ils s'occupent de l'administration du harem. Quant aux eunuques blancs (principalement du Caucase et de Bosnie), ils sont affectés à la garde de cette « prison dorée »1. Après castration par un chrétien copte d'Egypte, ils sont formés à leur rôle futur. Ils sont dirigés par le « Grand eunuque » gouvernant le harem : c'est le troisième personnage de l'Etat après le sultan et le grand vizir2.

    Ils ne sont supposés que veiller à la virginité et au maintien de l’ordre dans le harem. Mais après Soliman, ils vont avoir un rôle essentiel de messagers entre le royaume des femmes et le reste du palais. Ce sont les seuls qui puissent faire la navette entre les deux mondes. Le silence étant imposé dans le harem, ils communiquent par un langage des signes inventé par Soliman.

    Ils doivent souvent faire preuve d’autorité pour séparer des femmes prêtes à s’entretuer pour sauver leur fils d’une mort certaine si leur frère devient sultan (cas d'Hurrem et de la mère de Mustafa qui manquèrent de s'entretuer). Ils se chargent de l'éducation de ces princes héritiers, leur apprennent un métier d'art (orfèvrerie, sculpture du bois) et mettent à leur disposition un harem de femmes stériles.


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  • Algarade aux algériens Par Jean-Peroncel Hugoz.

    Non seulement j'aime les Algériens chez eux, mais j'aime en eux, si on me permet ici cette petite parenthèse personnelle, certaines vertus devenues rares de nos jours en France, telles que la foi en Dieu, le patriotisme, la fierté nationale, l'esprit et le goût de la famille, la fraternité confessionnelle, la solidarité ethnique, le carpe diem
    enfin, c'est-à-dire l'art de saisir au vol la bonne minute qui passe
    et de s'en régaler jusqu'à la moelle... J'envie même parfois les Algériens et autres Arabes ou Arabe-Berbères, musulmans bien sûr, d'avoir su préserver ces qualités et d'oser les cultiver sur une
    planète de plus en plus mécanique et déshumanisée.

      Cela dit, j'ai observé que le comportement algérien en France, à l'égard des Français, inclut un côté comminatoire et revendicatif, hargneux et méprisant, que rien mais absolument rien ne justifie. Qu'ils aillent donc se faire voir ailleurs !Encore une fois, nous ne devons plus rien à l'Algérie, elle a choisi sa voie, les Français ne sont plus responsables des Algériens qui doivent se débrouiller seuls et qui ne sont pas si mal lotis que ça avec le riche sous-sol que le Coq gaulois a gratté pour eux avant de s'en retourner, les ergots vides, en Pathosie..

    .

    > C'était en 1962. Nous sommes en 2004, presque deux générations se sont écoulées et la plupart des Algériens font toujours comme si le cordon ombilical n'avait pas été coupé entre l'ancienne métropole et ses départements nord-africains. Mieux, certains Algériens, les Kabyles pour les citer, voudraient que la France revienne en Algérie pour " empêcher le génocide des Berbères par les Arabes ". Ça, c'est la meilleure !
    > Comme si cela nous regardait ! Il nous a fallu supporter, en plein Paris, ces militants kabyles en costumes traditionnel vociférant, injuriant, trépignant parce que ''les français veulent rien faire en Kabylie''! Vous vous trompez d'adresse, dames berbères, pétitionner à la ligue arabe, à l'organisation de l'Unité Africaine, aux Nations Unies! La France a quitté votre galère où vous lui avez donné tant de mal, elle ne risque pas d'y revenir, pour se brûler les doigts à vos cent querelles intestines. D'autant plus qu'à peine y aurait-elle posé le pied, la malheureuse France, que vous lui reprocheriez son ingérence, vous vous retourneriez contre elle au nom de l'unité islamique 'agressée' ainsi que ce fut le cas chaque fois que les français voulurent se mêler, pour calmer , des sanglantes scènes de ménage bèrbèro-arabes.

    > Après tout, ce sont les Berbères, dans les Aurès et dans les Kabylies, qui les premiers, en 1954, et le plus durement, levèrent contre la domination française l'étendard de l'islamo-nationalisme algérien. Le plus célèbre chef harki, le bachaga Boualem, était arabe, comme la grande majorité des supplétifs musulmans de l'armée française. Ironie de l'histoire, ce sont maintenant les Arabes qui moquent les Kabyles sous le surnom, naturellement injurieux à leurs yeux, d'Hezb Franca, le " parti de la France ". Et les Berbères qui appellent à présent les Français au secours contre le colonialisme arabo-islamique... Défense de rire ! Sérieusement, ce ne sont plus nos affaires maintenant, messieurs les Algériens, vous avez assez voulu être indépendants pour que vous vous régaliez entre vous de vos épineuses questions de coexistence ethnique. La France n'est plus abonnée, Allah merci, au numéro que vous appelez.

    > J'entends constamment des Algériens formuler des requêtes, décocher des reproches à l'endroit de l'État et du peuple français. Je n'ai jamais entendu une seule voix algérienne adresser, je ne dis pas des remerciements pour tout ce que la France n'a cessé de faire en faveur de l'Algérie et de ses ressortissants, mais pour reconnaître au moins que les Algériens bénéficient d'avantages dont, par exemple, aucun Français ne risque de profiter en Algérie... Or non seulement il n'y a pas l'ombre d'une reconnaissance de ce type mais, au contraire, on manifeste de la haine à notre égard, quand l'occasion se présente. J'étais le 6 octobre 2001 au Stade de France, devenu pour un triste soir " stade d'Algérie " et j'y ai vécu les scènes d'hystérie collective violemment antifrançaise et anti-occidentale, parmi un public à 95 % algérien (sûr de lui et dominateur - mais pas d'élite... ). Rien ne peut excuser cette énorme gifle appliquée au pays hôte mais rien, non plus, ne peut plus excuser les Français qui ne veulent pas voir que plus on fait de bien aux Algériens, plus ils nous veulent du mal.
    > Peut-être est-ce une façon paradoxale de cacher le fait capital qu'ils n'ont aucune légitimité à s'incruster chez nous ?

    > Pauvres Français sans malice ni esprit de vengeance, tout en charité chrétienne, au contraire, et qui, quelques semaines après avoir vu leur hymne national, leur équipe nationale, leurs couleurs nationales copieusement hués et bafoués au Stade de France, se sont émus et mobilisés en grand nombre pour Noël 2001 en faveur d'un trafiquant de drogue musulman algérien, lequel, en vertu d'une décision de justice, allait être renvoyé dans son pays. Eh bien ! non, rassurez-vous, il ne le sera pas, il restera dans la confortable France, ce revendeur algérien de poison, grâce à une mansuétude française (faite surtout d'inconscience et de sensiblerie, mais enfin c'est quand même de la mansuétude) dont aucun Algérien ne nous a bien sûr remerciés. Tout leur est dû ! Et maintenant, c'est reparti ; il va falloir que la France se mobilise contre la peine capitale encourue aux États-Unis par les talibanlieusards algériens, auxquels nous avions eu la faiblesse de conférer notre nationalité !

    Quant au comportement systématiquement antifrançais des jeunes
    générations algériennes en France, on en a accusé l'École Française,
    alors que les seuls vrais responsables de cette situation de guerre
    civile larvée, dont on peut évaluer les dégâts au nombre de voitures
    brûlées chaque samedi soir, les seuls vrais responsables sont les
    parents de ces jeunes gens. Oui, ces braves ouvriers, ces silencieuses
    femmes de ménage n'ont pas élevé leurs enfants dans le respect du
    peuple d'accueil, comme l'ont fait Polonais,
    Arméniens, Portugais, Vietnamiens et autres Serbes, mais dans le
    mépris des " Gaulois ".

    Impurs, incirconcis, mange-cochon, fromages, yaourts, gaouri, kafir,
    roumi, j'en passe et de pires, tels sont les termes péjoratifs
    utilisés couramment dans ces familles pour parler des Français. Eux,
    les Algériens, sont des musulmans, " la meilleure des communautés "
    selon le Coran, et cela les autorise à se croire supérieurs au reste
    de la terre non-musulmane.
    > Avec ça, comment voulez-vous que l'école, l'administration, le travail intègrent, en les francisant, des jeunes à qui l'idée seule d'être français fait horreur ? Je ne parle évidemment pas ici des exceptions, des cas particuliers qui existent mais ne changent hélas ! rien à la donne générale. Je n'ai bien sur aucune illusion sur les effets de la présente algarade - car c'en est une dans la bonne tradition arabe de l'alghâra, l'attaque brusquée... - à part qu'elle grossira encore les rangs de mes détracteurs, mais je n'ai cure de ceux-ci et ai voulu simplement ici me libérer de quelques-uns des faits que j'avais emmagasinés à propos des Algériens et de leurs comportements en terrain conquis dans une France que, justement, ils n'ont pas eu à se donner le mal de conquérir puisqu'elle s'est généreusement ouverte à eux. Du coup, ils ont pris l'hospitalité française pour un dû, et de même les aides de Paris à Alger, tels ces milliards de nouveaux francs ponctionnés, sans lui demander son avis, dans la poche du contribuable hexagonal après 1962 et engloutis en pure perte dans une hypothétique industrie lourde algérienne... Si l'on sait, et on le sait depuis les travaux universitaires de Jacques Marseille et de ses élèves (dont Daniel Lefeuvre, auteur d'une thèse bien nommée : Chère Algérie... ), que l'Algérie colonisée coûta beaucoup d'argent à la métropole et qu'elle allait commencer à lui rapporter avec les pétroles au moment où survint l'indépendance,on voit à quel point sa province nord-africaine fut pour la France une mauvaise, une très mauvaise affaire...

    Je ne pense pas que les Algériens d'ici ou d'outremer vont changer. La
    situation actuelle est trop bonne pour eux. Mais la France peut-être
    changera et ce ne sera pas sans conséquence pour ses commensaux et
    partenaires abusifs. En attendant, en ouvrant un journal francophone
    algérois, Le Monde Aujourd'hui daté du. 3 septembre 2001, j'y lis sur
    six colonnes : " La dette de la France envers l'Algérie " et plus bas.
    " C'est avec l'argent de l'Algérie que l'État français a réussi à
    arracher la société française à une situation économique et sociale
    moyenâgeuse " (sic).

    Tant que de pareilles inepties auront cours outre-Méditerranée ; tant
    que, en France, des petits Algériens de douze ans graffiteront dans
    les cages d'escalier : " On a niqué (= vaincu) les Français en
    Algérie, on va maintenant les niquer (= vaincre) en France ! " ; tant
    que, dans les banlieues françaises, on continuera à apprendre aux
    petits musulmans que leurs camarades non-mahométans sont " impurs" et
    " inférieurs" et que, d'ordre divin dans le Coran

    il ne faut pas " prendre pour amis juifs et chrétiens, sinon on
    devient comme eux ", les relations entre Français et Algériens
    resteront marquées au double sceau du tragique et de l'impossible.


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  • Nouveaux chrétiens au Maghreb.


    Myriam, Farid, Abou Ghali : ils ont quitté l'islam pour le christianisme.
    Qui sont ces convertis, qui, en Kabylie ou au Maroc, vivent leur nouvelle foi dans une quasi-clandestinité ?
    La poussée inédite du protestantisme évangélique, même marginal, suscite la controverse.

    La première moitié de sa vie, Myriam a été musulmane. Une vraie de vraie.

    Ses parents, des gens "pieux", originaires de Grande Kabylie, lui ont inculqué les bases. Née en pleine guerre d'Algérie (1954-1962), à une époque où le hidjab et les barbus du Front islamique du salut (FIS) n'avaient pas encore été inventés, la jeune Myriam demeure, jusqu'à sa vingt-cinquième année, une croyante irréprochable.

    De sa nombreuse fratrie, elle est même la "seule pratiquante".

    L'islam, explique-t-elle, "on s'y sent confortable. On est au-dessus des autres, puisqu'on a la religion suprême".

    Elle n'imagine pas, alors, les vertiges qui l'attendent. Ni les menaces de mort qu'elle et les siens, devenus chrétiens, vont récolter. Myriam est une convertie. Une de ces "m'tournis" (de "tourner sa veste"), accusés d'avoir quitté Mohamed pour Jésus-Christ et le protestantisme évangélique. Et qui font scandale aujourd'hui, de manière inédite, en Algérie et au Maroc.

    Ce prénom de Myriam, elle l'a choisi elle-même, dès la fin des années 1980, contrainte, comme d'autres, de pratiquer sa religion de manière clandestine. Un prénom-pseudonyme, qu'elle préfère continuer à utiliser aujourd'hui.

    C'est en 1985, à l'école normale de Kouba, à la périphérie d'Alger, que la jeune femme, licenciée en biologie, se lie d'amitié avec une autre élève, très pieuse et kabyle, comme elle.

    "On parlait beaucoup de Dieu, mais on n'en parlait pas pareil : ça faisait de grands débats entre nous. Elle a mis beaucoup de temps à m'avouer qu'elle était chrétienne. J'étais effondrée", raconte-t-elle, le visage pâle, bouleversée par ce souvenir. "Pour une musulmane, devenir chrétienne, ça veut dire que vous reniez tout. Chez nous, l'histoire, la culture et la foi sont mêlées : c'était son identité et Dieu lui-même que mon amie avait trahis", insiste-t-elle. Aux yeux de Myriam, cette renégate est devenue "impure".

    Tout contact doit être banni. Plus question de la recevoir chez elle, plus question même de lui parler. Pis : si Myriam avait suivi son "devoir de musulmane", elle aurait dû la dénoncer. "Quelqu'un qui quitte l'islam devient comme une souillure et mérite la mort - cela se pratique dans certains pays", assure-t-elle.

    Mais l'Algérie n'est pas l'Arabie saoudite.

    Au lieu de rompre avec sa copine, Myriam se met à prier pour elle. "Je la voyais perdue, égarée. Je priais pour qu'elle revienne à l'islam, c'est-à-dire, dans mon esprit, à la raison", explique-t-elle.

    Le mari de Myriam - "un musulman de Kabylie, pas trop rigide, ni très pratiquant", note-t-elle - lui conseille d'inviter l'" égarée" chez eux, afin de trouver " un moyen de l'aider". L'amie espère, de son côté, que Myriam, "grâce à Dieu", finira par l'accepter telle qu'elle est. Les discussions, un temps interrompues, reprennent donc de plus belle. La partie se révèle inégale. "J'essayais de la convaincre. Mais comment critiquer une religion dont je ne savais pratiquement rien ? Mon amie connaissait le Coran et la Bible. Pas moi", sourit Myriam. Inévitable, arrive le jour où son amie lui propose de lire "le livre des chrétiens". Myriam est effrayée. "Le simple fait de toucher la Bible, c'était un péché, un blasphème. Finalement, j'ai quand même dit oui. Toujours pareil : avec cette idée d'aller voir, de vérifier et de faire revenir mon amie dans le droit chemin."

    La suite, c'est un peu l'arroseur arrosé, version religieuse.

    Durant l'été 1987, "l'été le plus terrible que j'aie jamais vécu", Myriam se plonge dans les Évangiles. "Chercher autre chose, aller en dehors de Mohamed, c'est interdit. Surtout quand on vous a inculqué l'image d'un Dieu redoutable, un Dieu du Jugement - un Dieu qui, dans l'islam, n'est jamais totalement d'amour : il est bourreau aussi, l'un n'allant pas sans l'autre. Surtout quand on vous a appris l'interdiction absolue de questionner le Coran", s'exclame Myriam, qui vit cette transgression avec beaucoup d'angoisse. "Jusque-là, ajoute-t-elle, Jésus était un prophète parmi d'autres. Et là, tout d'un coup, il me fascinait. En lisant le Nouveau Testament, je découvrais un texte facile d'accès - malgré quelques écueils. Cette simplicité m'émerveillait." La "crise" qu'elle vit est telle que la jeune femme en perd l'appétit et le sommeil. Jusqu'à cette nuit, décisive, où elle se met à "parler avec Dieu". Elle s'adresse à lui sans détour : " De ces deux livres, le Coran et la Bible, lequel dois-je suivre ? Où es-tu ? Dans quel Livre ? Dis-le moi et j'irai." Myriam ne parle pas de "révélation". Elle explique simplement qu'" une clarté" s'est faite en elle, "comme un voile qui se levait, quelque chose d'instantané : tout d'un coup, j'étais apaisée et heureuse. Jésus-Christ était le chemin".

    Myriam, à son tour, est devenue apostate. La pire des choses en islam - qui est religion d'État, en Algérie comme au Maroc.

    Alger, février 2005. Le pasteur méthodiste Huc Johnson, âgé de 71 ans, a bien connu Myriam. Elle, l'Algérienne, a finalement quitté son pays natal en 1994 ; après une solide formation en théologie, elle vient, à l'âge de 45 ans, d'être nommée pasteur dans le sud de la France. Lui, l'Américain natif du Kentucky, est resté à Alger. Il y vit depuis quarante-trois ans et a bien failli y mourir. Le matin du mercredi 19 janvier, "veille de l'Aïd el-Kebir", comme l'a relevé la presse locale, le vieil homme a été poignardé en pleine rue, devant l'église protestante de la rue Reda-Houhou, dans le centre de la capitale.

    Un coup de couteau dans le dos, à la hauteur des reins. Le pasteur a été sauvé de justesse. Son agresseur, un "illuminé islamiste" selon certaines sources, un " aliéné mental"selon d'autres, n'a pas été arrêté. "C'est un avertissement, estime Hugh Johnson. Si j'étais mort, l'avertissement aurait été plus radical", ironise-t-il. Deux autres chrétiens avaient déjà été agressés, de la même manière, à Alger, à la fin de l'année 2004. Ils avaient toutefois été moins grièvement atteints. Le visage rond, la barbe blanche, visiblement remis de sa blessure, le vieil Américain assure qu'il ne se sent "ni amer, ni craintif". Mais "peut-être suis-je bête ?", plaisante-t-il, en recevant ses visiteurs dans le petit salon de lecture de la Société biblique, officiellement baptisée Société algérienne du livre culturel.

    Le pasteur Johnson est une manière de dinosaure. L'un des derniers Mohicans protestants que compte l'Algérie. Les pasteurs de nationalité étrangère ne sont plus que "cinq ou six" aujourd'hui, assure-t-il. Une ou deux fois par an, la Société biblique importe, "à la seule demande des églises et avec le tampon du ministère des affaires religieuses", une moyenne de "mille à deux mille cinq cents ouvrages bibliques en arabe et mille à deux mille en français". Un chiffre "à peu près stable", ces dix dernières années. Le pasteur méthodiste, officiellement à la retraite depuis décembre 2004, n'a pas encore été remplacé. Vu l'environnement algérien, les candidats sont rares. Le départ du pasteur Johnson marquera la fin d'une histoire.

    Débarqués en Algérie, à la fin du XIXe siècle, en même temps que les catholiques, les premiers protestants ont d'abord été des colons, qui se sont installés à travers le pays dans le sillage de l'armée française. Très vite vient le temps des prêtres et des pasteurs - ces derniers étant presque aussi souvent britanniques que français. Si l'implantation des Églises est permise, le prosélytisme est en revanche formellement interdit : une clause en ce sens a été introduite dans l'acte de capitulation signé, en 1830, entre le dey d'Alger et le gouvernement français, soucieux de ne pas susciter l'hostilité des autorités musulmanes. D'emblée, les églises chrétiennes sont des églises pour étrangers.

    Au Maroc, l'histoire se déroule de façon similaire : ce sont les populations coloniales, françaises ou espagnoles, que les religieux catholiques et protestants viennent suivre et évangéliser.

    Quant aux "indigènes", qui sont tous, à l'exception des juifs, de religion " mahométane", selon le vocabulaire de l'époque, pas question d'y toucher.

    En Algérie, malgré les efforts missionnaires plus ou moins souterrains, principalement menés en Kabylie, région historiquement rebelle, le nombre des Algériens convertis demeure proche de zéro. "Nous ne pouvons citer de chiffres, ce serait peut-être humiliant : si l'on veut un ordre de grandeur, j'indiquerai qu'en trente ans nous avons administré une quarantaine de baptêmes d'adultes à Tizi-Ouzou et que les deux tiers vivent comme des chrétiens", reconnaissait le pasteur Alfred Rolland, dans le rapport Eglise et mission en Algérie, qu'il présenta, en novembre 1956, à Oran. Les temps ont-ils changé ?

    Au lendemain de l'indépendance, il y a bel et bien eu, en Algérie, un ministre des finances chrétien, Pierre Smaïn Maghroug, aujourd'hui installé en France, rappelle le Père Pierre Boz, aumônier catholique, qui dirige, à Paris, la Communauté des chrétiens originaires de Kabylie.

    En 1992, le nombre de ces derniers oscillait "entre quatre mille et six mille personnes", en majorité catholiques, la plupart exilées en France. "Le nombre des protestants n'est pas négligeable", relevait alors l'association. Treize ans plus tard, le paysage n'est plus le même.

    Est-ce, comme le pense cette Algérienne chrétienne, rencontrée dans la capitale, à cause des violences terroristes perpétrées au nom de l'islam, dans les années 1990, que beaucoup de croyants ont laissé tomber le Coran ? "Les gens étaient tellement choqués. L'islam est donc capable de faire ça ? Ces massacres ? Ces enfants égorgés ? Ces femmes violées ? Beaucoup se sont demandé : qui est Dieu ? où est-il ? Certains se sont suicidés ou sont devenus athées. D'autres ont choisi Jésus."

    Elle fait partie de ceux-là. "Dieu a tourné le Mal en Bien : il n'y a jamais eu autant de conversions en Algérie que pendant le terrorisme ! Même à l'époque de saint Augustin, il n'y en a pas eu tant !", s'échauffe-t-elle.

    Une jubilation que la majorité des Algériens est loin de partager. "Contrairement aux Églises historiques - catholique et protestante, reconnues par les autorités - les missions méthodistes, évangéliques et charismatiques, implantées depuis les années 1990, sont ouvertement prosélytes", écrit, dans son numéro du mois de mars, le mensuel protestant français Mission, qui consacre un important dossier à ces drôles de paroissiens du Maghreb, ces "musulmans, devenus chrétiens". Selon Linda Caille, rédactrice en chef de Mission, le nombre des conversions en Algérie serait de "mille par an", principalement en Kabylie. Sur une population nationale de plus de 32 millions d'habitants, mille conversions par an ne représentent pas grand-chose.

    MÊME si elle se vérifiait sur dix ans, cette poussée du christianisme serait numériquement marginale. Il n'empêche ! En Algérie, les chiffres les plus délirants circulent.

    Croisade contre djihad ?

    "L'évangélisation en Kabylie (...) est le résultat d'un prosélytisme organisé et financé par une stratégie mondiale d'évangélisation des peuples musulmans", tonne, le 26 juillet, un journaliste du quotidien El Watan, cité par Mission.

    Selon ce pamphlétaire, il serait "de notoriété publique que la Maison Blanche, le Congrès et la CIA suivent et gèrent avec un grand intérêt l'expansion des Églises évangéliques" dans le monde. Le reste de la presse fait chorus. "On m'a même accusé de payer 7 000 euros par conversion !", s'agace le pasteur Johnson. C'était avant son agression. Les cris des uns, fustigeant "une évangélisation qui agresse l'islam dans sa propre maison", ont-ils armé le bras des autres ? En tout cas, les députés islamistes ne sont pas en reste, ni le Haut Conseil islamique (organisme gouvernemental) qui décide, fin 2004, de diligenter une enquête afin de "mesurer l'ampleur" du phénomène. On en attend les résultats.

    Coïncidence ? Au Maroc, c'est aussi au début de l'été qu'un député du parti nationaliste Istiqlal s'est alarmé, devant le Parlement, d'un supposé déferlement de missionnaires américains à travers le royaume, notamment du côté de Ouarzazate.

    Une série d'articles de presse a suivi. Églises reconnues et groupes clandestins sont jetés dans le même sac, pasteurs et missionnaires sont souvent confondus, une avalanche de chiffres fantaisistes et de formules à l'emporte-pièce achèvent de dramatiser le débat. Ces "néoprotestants évangéliques marocains, peut-on lire dans l'hebdomadaire Le Journal du 8 janvier, ont été convertis sur les flancs des tanks américains, dans le cadre de la grande offensive US mondiale". Ce qui n'empêche pas l'hebdomadaire de s'interroger sur le sens de ce phénomène, signe possible de " l'incapacité de l'islam officiel (...) à rejoindre le train de la modernité".

    Yacine, la trentaine, applaudit : "L'essentiel, c'est qu'on parle au grand jour des Marocains chrétiens. C'est donc que ça existe, que c'est possible. Peu importe ce qu'on raconte sur nous. Le tabou est tombé", commente ce jeune cadre, vêtu d'un élégant costume-cravate, converti au protestantisme alors qu'il faisait ses études à Paris.

    Yacine fréquente une "église maison". Son groupe est "100 % arabophone" et se réunit chaque dimanche, discrètement, chez l'un ou chez l'autre de ses membres, pour des lectures bibliques et des séances de prière. "On n'est jamais plus de dix ou quinze : la capacité d'un salon ", explique-t-il. Si les chrétiens marocains se cachent, "ce n'est pas tant, dit-il, du fait de persécutions de la police. On ne représente pas un danger pour le régime. Mais la stigmatisation sociale reste forte : la famille, l'employeur, les collègues, les voisins sont plus tyranniques que le gouvernement !".

    Pour leur part, les parents de Yacine ont fini par s'y faire. "Au début, ils ont été choqués. Ils ont pris ma conversion au christianisme pour un rejet de la culture marocaine. Je leur ai expliqué qu'ils se trompaient : la seule chose qui a changé, chez moi, c'est mon rapport à Dieu. D'ailleurs, si je n'aimais plus le Maroc et les miens, pourquoi serais-je revenu y vivre ? Pour mes parents, ç'a été dur à avaler. Avec le temps, ils ont accepté."

    Abou Ghali est à peine plus jeune que Yacine. Il se présente comme "un chrétien marocain, deuxième génération".

    Ses parents se sont eux-mêmes convertis dans les années 1970 - des "années noires pour tout le pays", estime-t-il, évoquant le règne d'Hassan II. C'est pourtant à la fin de ce règne que la situation des chrétiens marocains a commencé de s'améliorer.

    Abou Ghali date la naissance de "l'Eglise marocaine" du début des années 1990 : "Les Marocains ont pris les choses en main, ils se sont organisés entre eux. L'existence d'une Église marocaine représente un changement immense. En qualité, c'est-à-dire en maturité - car les conversions se font désormais majoritairement de Marocain à Marocain. Mais aussi en quantité : il y a cinq ans, on devait être trois cents chrétiens à tout casser. Je parle des vrais chrétiens, insiste-t-il, pas de ceux qui se convertissent pour avoir le visa ou une situation. Aujourd'hui, on doit être autour de huit cents". Soit plus du double qu'en 2000.

    Même si la progression est nette, le total, comme en Algérie, demeure microscopique : que pèsent huit cents chrétiens sur une population marocaine, forte de plus de 32 millions d'habitants ? "Je ne me considère pas comme un renégat ni un apostat. Je me suis tourné vers un autre visage de Dieu, voilà tout", écrivait, à Paris, Mohamed-Christophe Bibb dans un essai autobiographique Un Algérien pas très catholique (éditions du Cerf, 1999).

    Aujourd'hui, ce sont des Maghrébins du Maghreb qui parlent. Et leurs paroles ont un tout autre poids, même s'ils doivent, aujourd'hui encore, s'exprimer anonymement.

    "Durant des siècles, le monde arabo-musulman a vécu fermé sur lui-même, en faisant pression sur les siens pour que personne n'échappe à ce huis clos. Seulement, ça ne marche plus. Il y a eu la colonisation, les migrations, les gens ont commencé à bouger, explique Abou Ghali. Aujourd'hui, avec la mondialisation de l'information, le recul de l'analphabétisme, les satellites et Internet, nous sommes... comment dire ? exposés à l'Autre. Si les Marocains ont l'occasion de comparer, de choisir, vous verrez qu'il y en aura plein qui vont aller vers le christianisme. Les autres se feront athées."

    L'avenir de l'islam ?

    "L'islam n'est pas un message de Dieu, tranche le jeune homme.

    C'est une production humaine, un ensemble de conventions et de contraintes, ce n'est plus une croyance. Les gens commencent à le comprendre. Ils savent bien aussi que l'islam est un "package", un truc homogène : soit on prend tout, soit on laisse. Ceux qui parlent de l'aménager se trompent. On peut lui couper les ongles, d'accord. Mais les ongles, ça repousse !"

    Aux yeux de ce chrétien radical, les seuls "vrais musulmans, ceux qui suivent la logique de l'islam, ce sont Ben Laden et les talibans".

    Pourtant, "j'aime les musulmans et le Maroc, ajoute-t-il, je prie chaque jour pour le roi. Ce que je n'aime pas, c'est l'islam : c'est une idéologie qui tue l'être humain".

    Ces propos, extrêmement choquants pour les croyants musulmans, le pasteur américain Jack Wald et son compatriote Jack Rusenko les ont certainement entendus plus d'une fois. Le premier, qui a quitté le New Jersey pour le Maroc en 1999, officie chaque dimanche à l'église anglicane de Rabat et dirige une association protestante, RPF International Church. Le second, installé à Casablanca depuis 1992, dirige une ONG "à financements américains", Global Education, et préside le Conseil de l'Église anglicane (anglophone) au Maroc. "Notre objectif n'est pas de convertir les musulmans. Même si on le voulait, on ne le pourrait pas : c'est Dieu qui les convainc, pas nous. En tant que chrétien, mon seul but est d'aimer les gens au nom de Jésus", assure le pasteur Wald, de formation presbytérienne. La récente campagne de presse à propos des chrétiens ne l'a pas surpris : "Cette réaction est naturelle. Les Marocains aiment les États-Unis, mais ils sont déchirés. Car l'islam n'a jamais été à l'aise avec l'idée de pluralité de religions, il n'y est pas favorable, pointe-t-il. Culturellement, le Maroc reste musulman ; politiquement, il veut être moderne : c'est ce combat qui se livre aujourd'hui en son sein."

    Jack Rusenko, qu'une photo de 1998, accrochée dans son bureau, montre aux côtés d'Hassan II, loue les capacités d'"ouverture" du royaume chérifien. Ainsi s'expliquerait, en partie, l'augmentation, non seulement des conversions, mais également du nombre de missionnaires étrangers, souvent américains, qui sillonnent le Maroc. "On pense qu'ils sont quelques centaines. Deux cents, peut-être trois cents ? ", avance-t-il, avec une moue prudente. "Dans la mesure où l'activité missionnaire demeure clandestine, il est difficile de la mesurer ", estime Karen Thomas Smith, qui fait partie des quatre pasteurs américains officiellement enregistrés au Maroc. "D'après mes observations, il me semble pourtant que le nombre des missionnaires étrangers est en augmentation ces cinq dernières années", admet la jeune femme, en poste à Ifrane depuis huit ans. Elle regrette, au passage, la nature souterraine de cette propagande évangélique : "Ces missionnaires, qui se cachent sous les habits d'hommes d'affaires ou de patrons d'ONG, donnent l'impression que les chrétiens sont des gens malhonnêtes, qui vivent dissimulés. Cela me trouble, car, en menant cette "double vie", ils trahissent l'esprit de Jésus - si transparent et si honnête, justement. "

    Sans être aussi virulents qu'en Algérie, les commentaires de la presse marocaine concernant les chrétiens, autochtones ou étrangers, ont eu, entre autres mérites, celui d'amorcer le débat sur la liberté de conscience et, en particulier, la liberté de croyance religieuse. "Si nous nous sommes toujours interdit toute forme de prosélytisme, il est cependant douloureux de devoir refuser d'accueillir les Marocains qui le souhaiteraient dans nos Églises", souligne le pasteur Jean-Luc Blanc, représentant de l'Église évangélique au Maroc (ex-Église réformée de France au Maroc).

    La question n'est pas nouvelle. Le pasteur Blanc avait eu l'occasion de l'aborder, en novembre 2002, lors d'une rencontre, organisée par l'intermédiaire de l'ambassade de France, avec certains conseillers et ministres. "Notre position n'a pas changé, insiste le pasteur français. En continuant d'interdire aux Marocains d'aller vers nous, les Églises historiques officielles, on risque de voir ces mêmes Marocains se tourner vers les missionnaires fondamentalistes, les gourous délirants, les sectes de tous bords." Le ministre des affaires religieuses, Ahmed Tawfiq, n'aurait " pas été insensible" à l'argument, assure-t-il. La question est maintenant sur la place publique. Elle risque de rebondir, dans les semaines qui viennent. Au Parlement d'abord, où les islamistes du Parti de la justice et du développement (PJD), prenant le relais des nationalistes de l'Istiqlal, auraient l'intention d'intervenir. A Marrakech, ensuite, où le révérend Harry Thomas, membre de l'Église charismatique américaine, aurait prévu d'organiser, avec l'accord des autorités marocaines, un festival de musique chrétienne - au début du mois de mai. Si "le géant américain pèse lourd, au Maghreb comme ailleurs, ce n'est pas un rouleau compresseur", tempère Sébastien Fath, chercheur au CNRS, spécialiste du protestantisme. Contacté par e-mail, l'auteur de Dieu bénisse l'Amérique, la religion de la Maison Blanche (Seuil, 2004) précise : "En 1972, 65 % des missionnaires chrétiens outre-mer étaient américains. En 2001, ils n'étaient plus que 47 % seulement et la tendance à la décroissance se poursuit."

    Au-dessus de Tizi-Ouzou, les montagnes de Kabylie sont blanches. La neige, tombée en abondance, n'a pas empêché les fidèles de se presser vers les lieux de culte. Celui que dirige Farid est un simple garage, aménagé en temple. "Ce vendredi, vingt et une personnes sont venues des villages alentour jusqu'ici", annonce-t-il fièrement. Farid préfère lui aussi qu'on ne donne pas son nom ni celui de son bourg. Même si, "ici, en Kabylie, les gens sont tolérants. Tout le monde ferme les yeux, même la police. Si je devais travailler à Alger, je ferais vraiment attention", ajoute-t-il. Parmi ses ouailles, on trouve quelques hommes et beaucoup de femmes. L'un est plâtrier peintre, une autre est secrétaire, une troisième ouvrière au chômage - contrainte de démissionner de l'usine où elle travaillait, "après que la direction a appris - qu'elle était - chrétienne", assure-t- elle. Tous sont persuadés que la Kabylie est en train de connaître ce qu'en jargon protestant on appelle un "réveil"- c'est-à-dire une expansion des conversions, survenant après une longue période de "sommeil". Il est vrai que le nombre des églises affiliées à l'Église protestante d'Algérie (EPA, représentée par le pasteur Johnson) est passé, en cinq ans, de quatre à treize - sans compter une "liste d'attente de quinze demandes", précise-t-on à Alger. Farid et les siens sont résolument optimistes. "On a tous vécu des miracles", insistent-ils. Signe des temps : en 2004, pour la première fois, "une dizaine de missionnaires algériens"sont partis évangéliser "au Niger, au Tchad et en Mauritanie". Et pour la première fois aussi, un groupe de "trois missionnaires algériens" s'est rendu en France, ajoute Farid, pour "porter la bonne parole en Alsace, à Lille, à Lyon et à Marseille".

    Sébastien Fath, lui, ne croit pas aux miracles. "Ces phénomènes ne tombent pas du ciel, contrairement aux interprétations de la littérature pieuse. Ils s'expliquent par une longue évolution des sociétés musulmanes", souligne l'historien. Il conclut :

    "En plus de quarante ans d'indépendance, le Maghreb a testé le nationalisme, l'islam politique et la dictature débonnaire. On peut faire l'hypothèse d'une déception chez une partie des Maghrébins, face à ces grands récits qui n'ont pas tenu leurs promesses. Les progrès du protestantisme s'inscrivent dans ce mouvement qui intègre le religieux dans la problématique plus vaste de la culture démocratique."

    Catherine Simon


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  • Le drapeau amazigh possède une singulière particularité.

    Ce n'est ni un drapeau national ni un emblème idéologique, mais un drapeau culturel.


    Et, contrairement à une croyance largement répandue dans notre société, il n'a pas grand-chose à voir avec la Kabylie.

    Il a été conçu par l'Académie berbère, puis avalisé par le Congrès mondial amazigh, en 1998, aux Iles Canaries.

    Il est Composé de trois bandes horizontales de même largeur et de la lettre Z en tifinagh.

     

    Les couleurs du drapeau renvoient à des éléments de Tamazgha, l'Afrique du Nord, le grand territoire où vivent les Berbères.

    Le bleu représente la mer, le vert les montagnes, alors que le jaune renvoie au Sahara.

    La lettre Z, en rouge, représente le sang commun des Amazighs, «Les hommes libres».

    Elle est également synonyme de résistance. C'est ainsi que l'on peut voir ce drapeau hissé aussi bien au Maroc qu'en Algérie, en Tunisie et en Libye, pour ne citer que ces quatre pays. En ce qui concerne ce dernier pays, les Amazighs ne lèvent pas deux doigts en signe de victoire, mais trois.


    Chaque doigt possède une signification. Awal, ichal, afgan : la langue, la terre et l'homme.

    Derrière le «printemps arabe» se cache un «printemps amazigh» à l'échelle maghrébine. Au-delà des identités nationales, il s'est donc créé une identité supranationale autour d'une amazighité commune qui reste à construire.

    Cela ne va-t-il pas se heurter aux carcans autoritaires des régimes en place, et, surtout, aux nationalismes étouffants qui ont depuis toujours exclu la dimension amazighe de l'Afrique du Nord ?

     

    L'avenir nous le dira.

     

    Le drapeau amazigh


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  • Affaire Mila une adolescente lynchée par les "bien-pensants"


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